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Kréyòl - Créole
 
Collectif pour le Créole au Bac
 
Jwenn nou

L’objectif de Karésòl est de promouvoir la culture et le patrimoine créole de part le monde à travers quelques élements culturels comme le créole et la musique traditionnelle.

Pourquoi le créole?

Tout simplement parce que le créole est loin d'être simplement une langue, c'est le potomitan, l'un des pilliers de la vie de ces peuples créoles de la Caraïbe et de l'Océan indien depuis leurs fondations dans les méandres de l'esclavage, de la traite négrière et de la colonisation jusqu'à aujaourdh'ui et non seulement dans leurs pays natif-natal, leurs pays d'origine mais aussi dans leurs diasporas éparpillées aux quatre coins du monde. Malgré, tous les affronts et offenses de la colonisation puis de l'assimilation et aujourdh'ui de la globalisation, le créole n'a pas eu de cesse d'accompagner nos ancêtres et aujourd'hui nous-même à travers tous les phases de notre vie depuis notre naissance jusqu'à notre mort. Incontestablement, on ne peut vouloir s'imprégner du mode de vie, des traditions et comprendre le fonctionnement des  peuples créoles en faisant abstraction du créole tout comme on chercherait à ignorer le rôle fondamental qu'ont eu à jouer les musiques traditionnelles.

Créole et musiques traditionnelles que sont le Gwoka et le Bèle, la biguine, le quadrille et la mazurka, musiques, danses et chants nés dans les campagnes sont aujourd'hui des éléments culturels incontournables qui accompagnent Guadeloupéens et Martiniquais partout où ils se trouvent. S'agissant du gwoka et du bèle, même si ils ont été soit cantonnés dans leurs biks et réservés à quelques initiés, soit détournés dans un rôle folklorique à destination des exogènes ou bien réquisitionnés à des fins politiques par nos propres compatriotes, ces deux musiques ont acquises aujourd'hui leur légitimité et leurs statuts aux côtés des musiques modernes. Elles font partie intégrante de la vie quotidienne guadeloupéenne et martiniquaise. C'est ainsi qu'on voit poindre des ateliers d'apprentissage tant du créole que du gwoka ou du bèlè et ce, partout où des originaires de ces pays ont émigrés pour répondre au besoin de les pratiquer et d'y trouver sans aucun doute des réponses.

S'agissant du créole, on voit également poindre d'autre modes de transmission, d'une culture éssentiellement orale transmise de proche en proche, avec l'entrée du créole à l'école, l'enseignement du créole permet à des praticants non créolophones de s'initier à cette langue. Les outils de télécommunications d'aujourd'hui offre aussi une visibilité à toutes ces cultures minorées.

Alors les interrogations de Karésòl tout au long de ces pages s'axeront sur ces pilliers de la culture en partant de leurs origines, leurs pratiques, leurs aspects fondamentaux, les courants et tendances qui les traversent et les questionnements liés à leur place dans nos sociétés de plus en plus ouvertes sur le monde et subissant parfois désarmées les assauts répétés de la mondialisaiton et de la déculturation. Sa sé tout fòs an nou!

Karésòl essaiera autant que faire se peut, de fournir des éléments de compréhension et d'informations.

Karésòl se veut aussi être une porte ouverte sur la culture et l'Histoire à travers quelques dossiers.

Alòs pou kòd a yanm pa maré yanm an nou ay!

Karésòl

5 novanm 2009

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